Lettre de Danton au président de l’Assemblée Electorale, 1791

Je suis bien embêté pour la rédaction de ce billet. Comme vous avez pu le constater sur la Page Facebook, la lettre de Danton a remporté les suffrages face à la lettre de Pie VII. Il se trouve que j’aurais pu commenter davantage la deuxième solution, car dans sa lettre Danton se félicite d’une nomination à un poste que je n’arrive pas à déterminer !

Mais à quoi donc fait allusion Danton dans cette lettre du 1er février 1791 au président de l’Assemblée Electorale ? Si vous avez la réponse, merci de poster dans les commentaires du blog (et non pas les commentaires du plugin Facebook).

Voici le contenu à travers cette copie du XIXème siècle (on pardonnera ses fautes d’orthographe au copiste…) :

 

Monsieur le Président,

Je vous prie d’annoncer à l’assemblée électorale que j’accepte les fonctions auxquelles elle a cru devoir m’appeler.

Les suffrages dont m’honorent de véritables amis de la Liberté ne peuvent ? rien ? ajouter aux sentiments de mes devoirs envers la Patrie : la ? est une dette qui se renouvelle chaque jour, et qui s’augmente à mesure qu’on trouve l’occasion de la mieux acquitter.

J’ignore si je me fais illusion, mais j’ai l’assurance d’avancer que je ne tromperai pas les espérances de ceux qui ne m’ont point regardé comme incapable d’allier aux élans d’un patriotisme bouillant, sans lequel on ne peut concourir, ni à la conquête, ni à l’affermissement de la Liberté, l’esprit de modération nécessaire pour goûter les fruits de notre heureuse Révolution.

Jaloux d’avoir toujours pour ennemis les derniers partisans du despotisme absolu, je n’aspire point à réduire au silence la calomnie : je n’ai d’autre ambition que de pouvoir ajouter à l’estime des citoyens qui m’ont rendu justice, celle des hommes bien intentionnés que de fausses préventions ne peuvent pas induire pour toujours en erreur.

Quelque doive être [quels que soient ?] le flux et le reflux de l’opinion sur ma vie publique, comme je suis convaincu qu’il importe à l’intérêt général que la surveillance sur les fonctionnaires du peuple soit sans borne, et son exercice sans danger, même pour ceux qui se permettraient des inculpations aussi fausses que graves, ferme dans mes principes, et dans ma conduite, je prends l’engagement de n’opposer à mes détracteurs que mes actions elles-mêmes, et de ne me venger qu’en signalant de plus en plus mon attachement à la Nation à la Loi et au Moi et mon dévouement éternel au maintien de la Constitution.

J’ai l’honneur d’être avec respect, Monsieur le Président, votre très humble et obéissant serviteur,

Paris 1er février 1791, Danton.

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