Un Poilu raconte la joie des soldats à l’Armistice, 12 novembre 1918

 

F.M
Monsieur E. Coussirou
à Aubas
Par Montignac
Dordogne

Le 12 Novembre

Bien chers parents,

Je n’ai pu vous écrire hier comme j’aurais dû le faire. Les manifestations de toutes sortes m’en ont empêché. C’est donc fini. Nous avons de la peine à le croire. Je ne puis vous décrire l’enthousiasme qui règne ici parmi les troupes. C’est du délire. Vraiment ce sont de belles journées. A l’intérieur il doit en être de même sans doute.
Je ne sais ce qu’on va faire de nous.

Des bruits circulent. On dit que nous irions en Alsace ou en Lorraine, et la rive gauche du Rhin serait occupée par les Alliés, Américains Anglais et Belges. Ce n’est pas une perspective désagréable. Nous avons vu hier les conditions détaillées de l’armistice. Elles sont sérieuses.

J’ai eu enfin deux mots de Gabriel me disant que c’était également fini pour eux depuis le 5. Ils vont sans doute revenir en France. Cela n’a plus d’importance maintenant. A bientôt.

Je vous embrasse tous bien affectueusement.
René.

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Le Canard Enchaîné caricature Adolf Hitler, 1939

Ces caricatures sont extraites de divers numéros du Canard Enchaîné de l’année 1939. S’il y a beaucoup de j’aime, je ferai d’autres sélections de ce type.

Cliquez sur les images pour les voir en taille maximale.

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Lettre de Marianne au soldat américain O’Brien, 1945 #10

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Saturday, march 31st

Happy Easter Fool’s Day Eve-

That title is Sharry’s origination. Tomorrow being April Fool’s Day as well as Easter. Tonight she said to me “I’m not sure about the Easter Bunny. I’m going to put some lettuce out and don’t you eat it. I want to find out about him.” She’s growing up. I have spent every lunch hour for two weeks searching for candy that looks Easterish, but there is none to be had. For proper atmosphere I bought a darling rabbit-doll it is Uncle Wiggly, complete from high hat to coat-tails. It is darling and looks just like the illustrations. It is about two feet high. You will probably be amazed to hear that I didn’t buy one piece of Easter Outfit. Not even a hat.

Two wonderful letters came from you yesterday. One telling of the arrival of 19 letters from me. Your letters are so sweet. I usually cry a bit over them. A sort of combination of joy and unbearable longing.

Dolores is coming home tomorrow for ten days, she has her overseas’ orders. Your analogy of her to Dick Small is very good. I won’t go into it, either, though.
I was at Teen’s the other night. I always come home from there in a very maternal mood. That baby is so adorable. Sharry says, “I don’t suppose my mother will ever have one.”
I wish that you could tell me more about things. Perk wrote one letter to Jean and said that temporarily all censorship had been lifted and he told her all the places he had been.
My life if very uneventful. You probably wouldn’t be interested in Mrs. Whoosi’s draperies; the concert season is over; I have seen no movies, and been no place. I go to bed about 9 every night and read until 10:30 or 11. My reading has been purely constructive rather than for entertainment. I am trying to absorb some of the technical knowledge I should know about decorating. I haven’t come across anybody I couldn’t bluff my way with, yet, but I might someday. Remember the book on Art you gave me when we were first engaged? I am also absorbing it. There is so much about everything to learn, that I feel extravagant reading novels. There is a great satisfaction in learning things, too. I hope I don’t sound stuffy, heaven forbid. It’s just that I’m doing work that usually requires much more formal training than I have had, but I don’t want anyone to know it. Also, I’m genuinely interested in the subject. It’s annoying how the rules of painting can be applied to decorating. Composition, color, restraint, It’s almost like painting in a new medium.

I love helping people who are appreciative. Two girls came to me and said that they will go mad if they live in their house much longer, it is so gloomy. They said that they have never bought anything with color because they “have been” afraid of using wrong combinations. I’m rearranging their rooms, adding some smart accessories and colorful draperies and slipcovers, and I sincerely believe that their while outlooks on life will be brighter. It’s amazing how many people just don’t know how to go at things.
I’m sorry to have talked shop so much forgive me? You may reply with a detailed account of pain chipping for revenge.

I love you so terribly dearest. I’ve learned patience, but share hope I won’t have to practice it much longer. No matter how long it is, Darling, seriously, you are worth waiting for.

Goodnight, Dearest
– Marianne

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Lettre de Marianne au soldat américain O’Brien, 1945 #9

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Sunday, March 20th

Dearest Teddy,

I’ve been to the Millers today, to say hello and goodbye to Bill. He leaves tomorrow for Calcutta India. Continuer la lecture

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Louis XVI était-il franc-maçon ?

Son grand-père Louis XV et ses deux frères, Louis XVIII et Charles X, étaient franc-maçons… Que penser de Louis XVI ?

La réponse dans cette étude très détaillée publiée par l’A.C.R.F… Continuer la lecture

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Lettres de Larrey, chirurgien de Napoléon : #2, 1797

La seconde lettre de Larrey a été très délicate à transcrire. En effet, le copiste étant anglosaxon, ce document contient d’innombrables fautes d’orthographe, de copie et de ponctuation (quasiment aucun point…). Je compte sur vous pour repérer d’éventuelles erreurs et apporter des précisions sur le contexte et les personnalités citées.

Le contenu est par contre particulièrement riche. Larrey y parle aussi bien de l’organisation des hôpitaux de campagne que de sa famille.

On remarque que l’expression « tomber dans le panneau » se dit à l’époque « donner dans le panneau » !

Larrey D.J. Officier de santé en chef de l’Armée d’Italie

Milan, 28 Thermidor, an V
15 août 1797

A son épouse.

J’arrive de Modène et de Mentone où j’ai été envoyé pour visiter les hôpitaux. J’ai trouvé chez le commissaire général ta lettre du 10 et une de mon beau-frère Benoît et ma soeur où ils me parlent de toi avec le plus grand intérêt. Ils désireraient te voir plus souvent chez eux. Va les voir quelques fois, cela te fera du bien et conservera l’amitié qui règne maintenant parmi vous.

Ta lettre, ma bonne amie, m’a délassé, par le plaisir qu’elle m’a fait des fatigues de ce dernier voyage. Depuis huit jours je n’ai cessé de Continuer la lecture

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Procès en réhabilitation de Jeanne d’Arc : la déposition de Dunois, 1456

Une lectrice étudiante en Histoire médiévale m’a contacté pour me proposer de publier un article sur HistoBook. Le voici.

N’hésitez pas à commenter ou à cliquer sur « j’aime » pour féliciter Melle Pauline Bord.  


Dunois et Jeanne d’Arc, une relation à l’image du mystère de la Pucelle d’Orléans

Par Pauline Bord

Jeanne d’Arc

A l’occasion de cette année, anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc, interrogeons-nous sur la fascination que le personnage suscita.  En effet, depuis 600 ans les œuvres sur cette figure de l’Histoire de France ne se comptent plus, pourtant l’attrait pour la Pucelle reste entier. A cela plusieurs raisons. Tout d’abord son histoire, ensuite  les différents enjeux qu’elle véhicule, tant de la religion et de la foi, que de la politique et de la construction d’une histoire nationale. Figure de gauche, comme de droite, Jeanne, canonisée en 1920, fascine autant qu’elle révulse. L’attrait du public pour les œuvres que sa vie inspira, que ce soit en littérature ou au cinéma, ne cesse de le démontrer. Pourtant elle reste un personnage bien méconnu, les historiens ne peuvent essentiellement l’étudier que par deux sources ; son procès en condamnation en 1431, puis celui Continuer la lecture

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Soirées dansantes à Agro ParisTech et baptême à Grignon, 1938-39

Le titre de cet article est légèrement anachronique : en effet, les documents ci-dessous se rapportent plus exactement à l’Institut National Agronomique Paris-Grignon. Ce n’est qu’en 2007 qu’Agro ParisTech est créé, fusionnant ainsi trois écoles d’Agronomie. Cette grande école forme des ingénieurs agronomes après leur passage par la case « classes préparatoires ».

Si l’on veut être précis, c’est un poil plus compliqué. A l’époque des documents présentés ci-dessous, l’INA P-G est en fait deux écoles distinctes :

- l’INA (Institut National Agronomique) : documents 1 et 2
- l’Ecole Nationale Supérieure d’Agronomie de Grignon : document 3

Ces deux écoles fusionnent en 1971.

Premier document : flyer pour le gala annuel de l’INA du 21 janvier 1939 à l’hôtel Georges V

(cliquez sur les images pour les visualiser en plein écran)

Deuxième document : flyer pour une soirée à la résidence des étudiants de l’INA (actuellement « petit K-vô ») le 11 décembre 1938 à la Cité Universitaire

Troisième document : coupure de presse de septembre 1938 à propos d’une tradition « grignonesque »

Si les élèves actuels d’Agro peuvent nous en apprendre plus… direction les commentaires ou la page Facebook !

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Lettres de Larrey, chirurgien de Napoléon : #1, 1797

HistoBook vous propose dès à présent une nouvelle série de correspondances ! Après les lettres de Marianne, qui continuent leur petit bout de chemin, voici les lettres de Dominique-Jean Larrey, chirurgien de Napoléon.

Les 8000 abonnés de la page Facebook connaissent désormais son portrait par Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson :

Je précise que les documents de cette nouvelle série sont des copies du XIXème siècle : ce n’est donc pas l’écriture de leur auteur.

Paris, 30 Pluviose an V
18 février 1797

Ma chère mère,

Je profite de l’heureuse circonstance qui se présente pour Continuer la lecture

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Lettre de Marianne au soldat américain O’Brien, 1945 #8

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Tuesday, March 6th

Dearest -

I stayed home today, partly because I have a cold, but mostly because I wanted to. There comes a day, I imagine, in everyone’s life when regardless of how much one is devoted to one’s work, when one wants to say « The devil with it ». Today was the day. I loafed, painted, and heard my favorite Brahm’s First Symphony on the radio which compensated any previous doubts as to whether I should have gone to work. The fourth movement is one of the best pieces of music that I know. It has haunted me since I heard Bernstein conduct it a month ago.

Dorothy Wendel’s mother died yesterday and I just finished writing to her. A letter of sympathy is very difficult for me to write. I feel so incapable of saying anything that could adequately suffice in proportion to such a loss. Mr Miller, uncle stan’s father died last week, also. He was a sweet old man, but he had been irrational for quite a while.

I love you very much, dear. I love your daughter, too. Besides being a delightful person in herself, she is so much like you. She is so witty and profound, she amazes me. She should grow into quite a gal.

Your mother is getting some new teeth and she is home for the week because she won’t be seen. It’s one way of getting her to rest. She is so funny. I could cheerfully murder Jane and Jule, they are so inconsiderate of her.

I don’t think that I ever told you about Sharry’s goldfish. We have had them for a couple of months. They are huge and have fan tails. They are really beautiful. One of them has developed a fungus growth. I was told to put micuricrome in the water, that didn’t seem to do much good so now I take him out of the water about three times a day and paint him with it. He has become very tame, he doesn’t even wiggle anymore during the treatment.

I wish that I would hear from you. It has been three weeks. People in the Army can at least keep up a correspondence. Couldn’t you ask for a furlough ?

The news today is good. Cologne has fallen. I am optimistic and pessimistic by turn. All humanity is such a turmoil. Will it ever straighten itself out ?

I’m going to work on my cold, now, and go to bed. Good night, dearest, I love you.

- Marianne.

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Pétition des marins de Bastia envoyée au Ministre de l’Industrie et du Commerce, 1838

Une lectrice de la page Facebook s’est annoncée comme passionnée par l’Histoire de la Corse. Madame, la lecture de ce document devrait vous ravir !

Il s’agit d’une pétition adressée au Ministre de l’Industrie et du Commerce en 1838 par les marins de Bastia. Sachant leurs emplois menacés par le développement des bateaux à vapeur, ils réclament l’arrêt des subventions que verse l’Etat dans le but d’accélérer leur démocratisation. La disparition de la navigation à la voile mènera à « la ruine complète une classe intéressante et nombreuse que l’humanité recommande »…

Remarquez qu’à l’époque, un « bateau » semble s’écrire avec un accent circonflexe !

J’ai listé les noms des signataires pour qu’il soient indexés en vue d’éventuelles recherches généalogiques.

Monsieur le Ministre ,

La classe des Marins de la ville de Bastia a l’honneur de vous adresser sa respectueuse réclamation.

Elle a précédemment exposé à M. le ministre de la marine sa déplorable situation, sa détresse occasionnée par la navigation à vapeur, et spécialement par les bâteaux de la correspondance que le gouvernement subventionne.

La requête contenant ses trop justes doléances vous a été communiquée. Mais, par votre lettre à M. le préfet de la Corse, Continuer la lecture

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Lettre de Marianne au soldat américain O’Brien, 1945 #7

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2/28/45

Dearest -

One week, two days, since I have heard from you, T’aint fun ! In fact, I’m worried sick. The mail was coming so regularly. This is the first night in weeks that I have relaxed. I came home from work, ate, bathed, manicured my nails and indulged in a few other glamorfying processes. I don’t mean to give the impression that generally I am one of the unwashed, it’s just seldom that I spend a whole evening doing it.

If you received my next previous letters, you know that I am doing quite a complicated basement. Last night I spent the evening with the Krassés, my moneyed customers, showing them the plans. I really went to extremes on the thing. I did a floor plan to scale of what is to be done, and did pictures in detail of every thing including colors schemes. Mrs K. is a very shrewd apple. She is a former dress designer and her taste is excellent. She also has a mind of her own and I was warned by Mr Coake that she is very difficult to deal with. I was delighted with her very enthusiastic approval. She said that everything was perfect. Mr K., a typical shrew jew, minus taste, didn’t approve of anything much, but could offer no constructive criticism. 

At about 11 o’clock I was afraid I was going to get mixed up in a family feud, and since we weren’t getting anywhere, I told them that it was something they would have to decide between them and to phone me if they came to any decisions. This morning when I told Mr Coake about it, he seemed very pleased to think that Mrs K. was so easily sold, he said that any work he had done for her previously, had been quite a headache. He just got through saying that Mr K. didn’t count when the telephone rang and it was Mr K. apologizing for his objections last night any said that he had decides I was right about everything. We all just roared. Now Mr Coake thinks I’m wonderful and refers to me as their master designer. I’m more interested in getting a raise. He commented on how throughly and to the point I have worked, and I warned him that I have ulterior motives.

I’m sorry to spend so much time talking shop, but there is little else to talk about. Except of course how much I love you. A good night’s sleep tonight is one of my luxuries also, and if I go into that subject, I will become very melancholy and morose and cry for you all night. So my darling, keep safe and know I love you, and hurry home.

Good night, dearest.

- Marianne

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Lettre de Marianne au soldat américain O’Brien, 1945 #6

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Tuesday, Feb. 13th

Dear Barnacle Bill -

Happy Valentine’s eve. I’m dreadfully sorry that tomorrow you will be valentine less, dear, but I did not know where you were in time to send one. I sound as though I know exactly where you are now, don’t I ?

Remember the sentimental organ ? That was you valentine last year. My devotion for you should always paper in spectacular form, because of it’s intensity. I’ll have to think up something really good next year, to make up for this one. I did some valentine shopping for Sharry, and I’ve decided that I’m a hopeless sentimentalist. The facicious, sophisticated witty ones have no appeal at all for me, I like the lacy, red plush, beribboned slush that read of hearts aflame and undying love.

Yes, dear, tomorrow I shall be melancholy and reminiscent because it’s the most romantic day of the year, and my love lies over the ocean.

Yesterday your two letters came. They were about as personal as a weather report, but I was delighted to get them. Darling, please ignore the censors, and give a bit. You are awfully cute, really, but I want so much to hear that you still love me. I’m practically slaphappy since I came to the part where you said that i’ll be seeing you long before I thought I would. Oh, Darling, I love you so. I’m so terribly lonesome for you. If I have my nose operated on, do you think I could ask the Red Cross to bring you home ? They probably wouldn’t consider it a crisis.

Happy Valentine’s Day. It’s now 12:01 and past my bed time. I love you.

Good night, dearest.

- Marianne

P.S. You do still love me ?
- M.

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L’argent : le nerf de la guerre, 1915

Tu m’as convaincu… dans une heure, mes économies seront à la Banque : moi aussi je veux souscrire au deuxième emprunt de la Défense Nationale !

- cliquez sur l’image pour lire -

Savez-vous à quel public ce document était-il destiné ? L’Etat distribuait-il cette « bande dessinée » aux enfants pour toucher les parents ?

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Lettre de Marianne au soldat américain O’Brien, 1945 #5

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Saturday, Feb. 10th

Dearest Teddy,

A second letter from you today was a wonderful and unexpected surprise. After this once a month or two build-up you gave me, especially so. You certainly do succeed in telling me nothing. You must be the answer to a censor’s prayer. With your verbose talents and beautiful vocabulary, you should be able to tell me a few things in a way which would be beyond their comprehension. I can use a dictionary to decipher it. Continuer la lecture

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L’Atlantide a-t-elle existé ?

Cet incroyable lot de coupures de presse du début du XXème siècle a été rassemblé par un passionné de l’Atlantide. On y trouve également des notes prises lors d’une conférence datée du 2 mars 1924.

2/3/24

Conférence sur l’Atlantide par M. Germain au Museum

On a beaucoup épilogué sur la situation de l’Atlantide dont parle Platon : on a commencé par en nier la réalité, puis, sans remarquer que tous les textes anciens situent le continent disparu à l’Ouest des colonnes d’Hercule (Gibraltar), on a émis des hypothèses diverses, sans rapport avec les textes anciens : Suède, Groenland, bassin oriental de la Méditerranée… Mais les récits de Platon Continuer la lecture

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Enquête Diderotienne, 1757

HistoBook avait mis en ligne il y a quelques semaines, une lettre « inédite » de Diderot. Suite à cet article, M. Melançon, historien québécois, avait rédigé sur son blog une analyse très détaillée à propos de ce document, dans laquelle il affirmait que ce texte avait déjà été publié mais adressé à Théodore Tronchin (célèbre médecin suisse de l’époque, dont Voltaire a été le patient) et non à M. Deluc, laissant ainsi en suspens la question « inédit ou pas » ? HistoBook a mené l’enquête.

Tout d’abord, il faut préciser l’origine du document publié sur HistoBook. Il provient d’une collection suisse réunissant des copies de lettres de Jean-Jacques Rousseau et d’autres lettres originales de personnalités suisses de l’époque dont – je vous le donne en mille – Théodore Tronchin : élément plus que troublant ! De plus, l’ensemble de cette collection a été expertisée à la bibliothèque cantonale de Neuchâtel dans les années 20, soit dans la première moitié du XXème siècle. La lettre de Diderot a alors été authentifiée originale et inédite. C’est la raison pour laquelle je me suis permis de la publier en tant que telle, la collection ayant été transmise au sein de la famille de son propriétaire dans la plus grande confidentialité.

Pourtant, après vérification à la Bibliothèque Sainte Geneviève, et à quelques détails et erreurs dans ma transcription près, le texte de cette lettre adressée à M. Tronchin – et non à M. Deluc comme sur l’exemplaire d’HistoBook – se retrouve dans les ouvrages suivants :

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Lettre de Marianne au soldat américain O’Brien, 1945 #4

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Thursday Feb 8th

Dearest Ted,

After weeks of waiting and hoping, your letter came today. I was relieved, but it wasn’t very satisfying. It seems as though there are nothing but disappointments in store for us, doesn’t it, dear ? I was afraid that you had gone further then Pearl Harbor. I wish you could tell me where. I will tay to work out something that may help in conveying information.

The prospect of going for a month or two between letters is very discouraging. Couldn’t you have written a few times while you were aboard ship and mailed them when the opportunity came ? It seems as though you would have if you could. I wish that you could give me somme details about your life. I’m nearly frantic with worry and impatience.

Forgive the short letter, dear, I have a miserable cold and I’m going to try to cure it with some sleep.

Please write as often as you can.

I love you,
Marianne.

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Machines à écrire Underwood : méthode de dactylographie, 1929

« De la vue au toucher » est une méthode de dactylographie écrite par M. Albert Navarre, inspirée des méthodes de l’auteur (américain ?) Charles E. Smith et adaptée à la disposition AZERTY des claviers français. Elle coûtait 8 francs.

Ce livret est édité par Underwood, le plus grand fabricant de machines à écrire. Autant dire qu’il avait une finalité clairement promotionnelle : « si possible vous vous procurerez une machine Underwood » (p.2)…

La publicité pour ce fascicule (jointe également à cet article) précise : « Pratiquer l’Underwood équivaut à s’assurer contre le chômage ». Les choses ont bien changé depuis 80 ans. Continuer la lecture

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Lettre de Marianne au soldat américain O’Brien, 1945 #3

Vous l’attendiez avec impatience, voici la troisième lettre de Marianne ! Pour voir toutes les autres et reprendre la série depuis le début, c’est ici.

A partir de maintenant, je mettrai en ligne un nouvel épisode tous les jeudis : soyez au RDV, car Marianne nous réserve des surprises !

 

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